Franziska Badertscher
Rezensionen
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«Vous portez en vous une oeuvre authentique»
Masterpieces of Swiss Music for Flute and Piano,
erschienen bei VDE-GALLO

Franziska Badertscher, Flöte
Anne de Dadelsen, Klavier

Hörproben, CD oder Download bei: www.vdegallo.ch
oder im iTunes-Store
«There is an Authentic Output in You»

American Record Guide

We hear committed performances in clear sound. Both players produce tones that are lean, suave, direct, and refined. …
… This program stands in distinction to all the familiar French repertory that is recorded too often and belongs alongside it on every flute player’s shelf.
«Schweizer Flötenzauber»

Musik & Theater, August 2015

... Mit hörbarem Vergnügen präsentieren Franziska Badertscher und Anne de Dadelsen ihre Ausgrabungen. …
«Flötenmusik mit Charme und Tiefsinn»

Südostschweiz, 4. Juni 2015

Die gängige Annahme, dass die Schweiz im Bereich der Kompositionen für Flötenmusik Brachland sei, ist nicht richtig. Die Musikerinnen Franziska Badertscher und Anne de Dadelsen haben sich auf die Suche gemacht und Grosartiges entdeckt.

Die beiden Musikerinnen sind bei d’Alessandro und Wehrli genauso in ihrem Element wie in der Grande Sonate op. 53 von Joseph Lauber, oder der jazzinspirierten Sonatine op. 5 von Julien-François Zbinden. Sie werden aber auch der mit viel Tiefsinn aufwartenden Sonatine von Jean Binet und dem neoklassizistischen Geist der Pavane des Dukas-Schülers René Gerber überzeugend gerecht.
«Vous portez en vous une œuvre authentique».
Franziska Badertscher, flûte, Anne de Dadelsen, piano.

von Édith Weber,
erschienen im Newsletter d'Avril 2015 (n°91) de l'Education musicale (Paris, Beauchesne)

En effet, ce titre concerne des chefs-d'œuvre de la musique suisse entre 1921 et 1989 pour flûte et piano. À l'instar de la Collection «Musique suisse» parue sous le label de la Migros, les interprètes ont, pour VDE GALLO, regroupé des œuvres de sept compositeurs helvétiques d'orientations très différentes. Le plus connu est Julien-François Zbinden (*1917), suisse par sa formation – il est à la fois pianiste, compositeur assez autodidacte, passionné par le jazz – et par ses responsabilités: il a été Président de l'Association des musiciens suisses (1873-1979) et de la SUISA (1978-1991). Il a pratiqué divers genres : opéra, musique de scène, musique de film, mais aussi symphonie, musique chorale… proches de l'esthétique néoclassique. Dans sa Sonatine pour flûte et piano, op. 5 (1945), en 3 mouvements contrastés: Passionné (faisant appel à la virtuosité), Pastorale (avec une mélodie très prenante) et Presto (avec des entrées successives très rapides), la flûte volubile égrène sa mélodie, alors que le piano assure non seulement un accompagnement syncopé influencé par le jazz, mais aussi un fond sonore indépendant.

Parmi les musiciens suisses moins connus en France, se trouve Werner Wehrli (1892-1944), condisciple de Paul Hindemith, professeur de musique, collectionneur de chansons populaires. Sa Suite (op. 16), datant de 1921, est structurée en 5 parties: Un peu lent, Animé, Lent, Expressif et Lent. Les interprètes ont trouvé le juste mouvement et le tempo permettant de mieux saisir l'originalité de la partition. Raffaele d'Alessandro (1911-1959) est représenté par Sonate pour flûte alto et piano (op. 68A), composée un an avant sa disparition, faisant appel à la virtuosité, une grande indépendance des instruments, une progression dynamique toujours en mouvement. La flûtiste Franziska Badertscher s'impose par sa sonorité exceptionnelle; la pianiste Anne de Dadelsen, par sa précision d'attaque. Elles forment une belle équipe en parfaite connivence. Jean Binet (1893-1960), compositeur genevois diplômé de l'Institut Jaques-Dalcroze et de l'Université de Genève – après avoir collaboré à la fondation du Conservatoire de Cleveland (Ohio) – s'est installé à Bruxelles, puis en Suisse où ses œuvres symphoniques ont été créées par Ernest Ansermet. Il compose en 1945 Kaval par allusion au kaval (ou kawala), flûte oblique (diatonique ou chromatique) appartenant aux musiques traditionnelles, notamment des Balkans et de Roumanie. Cette pièce exige une grande maîtrise technique (souffle, coups de langue…), de même que sa Sonatine pour flûte et piano (1952).

La Grande Sonate, op. 53, écrite en 1937 par Joseph Lauber (1864-1952) – élève des Conservatoires de Zürich, puis de Paris – est plus développée. Elle sollicite de nombreux contrastes d'atmosphère: pathétique, pastoral, burlesque bien rendus par les interprètes qui judicieusement respectent les tempi: Allegro moderato; Andante con moto; Presto. Cette belle réalisation se termine par deux pièces brèves de René Gerber (1908-2006) – élève du Conservatoire de Zürich, puis de l'École Normale à Paris, auprès de Paul Dukas, Nadia Boulanger, entre autres – : la Pavane pour flûte et piano (1963), particulièrement intériorisée et sa brève Valse pour flûte et piano (1989), bien scandée à la partie de piano au-dessus de laquelle évolue librement la flûte. Assurément, chaque compositeur de ce programme typiquement «suisse» et si varié «porte en lui une œuvre authentique».
Charme und Spielwitz – Flötenmusik mit Klavierbegleitung aus der Schweiz ist immer noch ein unerschöpfliches Dorado

von Walter Labhart, Schweizer Musikzeitung, 26. Februar 2015

Seit dem Solostück Danse de la chèvre (1919) von Arthur Honegger und der Ballade für Flöte und Klavier (1939) von Frank Martin wird Flötenmusik von Schweizer Komponisten fast so stark beachtet wie diejenige aus dem westlichen Nachbarland. Wie viel Interessantes und Wertvolles es aus der Zeit von 1921 (Werner Wehrli: Suite) bis 1989 (René Gerber: Valse) zu entdecken gibt, was lange im Schatten der eben genannten Pièces de résistance stand, stellen die Flötistin Franziska Badertscher und die Pianistin Anne de Dadelsen mit viel Charme, Spielwitz und Brillanz vor.

Als besondere Trouvaille erweist sich die 1937 entstandene Grande Sonate op. 53 von Joseph Lauber. Einflüsse von Debussy und Ravel hat der Rheinberger-Schüler aus dem luzernischen Ruswil zu einer farbenreichen Klangsprache verarbeitet. Den vorwiegend kantablen Kopfsatz (Patetico) und das quirlige Presto-Finale (Burlesco) gestalten die dynamisch musizierenden Interpretinnen mit virtuosem Zugriff.

Die expressive Sonata op. 68a für Altflöte und Klavier von Raffaele d'Alessandro bestätigt den Ausspruch von dessen Kontrapunktlehrerin Nadia Boulanger: «Vous portez en vous une œuvre authentique.» Lyrische Qualitäten überwiegen in Werner Wehrlis stilistisch vielschichtiger Suite op. 16 von 1921. Aus dem leichtfüssigen Marsch spricht Schalk, der ausdrucksvolle Liedsatz gibt sich verträumt. Romantizismen wechseln mehrmals mit neoklassizistischen Elementen ab.

Durch viel Transparenz und fein konturierte Linearität zeichnen sich Kaval und die Sonatine von Jean Binet aus, Noblesse erfüllt die schlichte Pavane und einen Walzer des Neuenburger Dukas-Schülers René Gerber. Von den langjährigen Erfahrungen als Jazzpianist profitierte Julien-François Zbinden in der nach französischem Modell komponierten, klaren und knappen Sonatine op. 5. Federleicht gespielte Tonrepetitionen der Flötistin tragen zur Lebendigkeit dieses spritzigen Opusculum ebenso viel bei wie die akzentreichen Synkopierungen der Pianistin.
kultur-tipp

19. Februar 2015

... «Vous portez en vous une œuvre authentique», sagte einst die grosse französische Komponistin Nadia Boulanger zu ihrem Schweizer Kollegen Raffaele d’Alessandro. Mit diesem Satz betiteln Flötistin Franziska Badertscher und Pianistin Anne de Dadelsen ihre CD, auf der sie mit spielfreudigen und klanglich differenzierten Interpretationen den grossen Reichtum stilistischer Schattierungen in der schweizerischen Flötenmusik ausbreiten.
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